ars

ars, artis : façon d’être, façon d’agir et de faire. Mais aussi artus, arthron, articulatio : articulation, jointure, nœud, ce qui articule, joint, dispose (passé et présent, histoire et théorie, singulier et universel, image et verbe, regard et pensée).

Une collection dirigée par Giovanni Careri & Frédéric Cousinié

 


 

NOUVEAUTÉ 2017

Giovanni Careri, Pierre Antoine Fabre, Caravage : Hors-Champ (80 pages, 26 ill., 14 euros)

Caravage : Hors-Champ

Pierre Antoine Fabre et Giovanni Careri sont tous deux directeurs d’études à l’EHESS (Paris). P. A. Fabre est un spécialiste de la Compagnie de Jésus, de l’histoire de la spiritualité et de l’image chrétienne des XVIe-XVIIe siècle ; G. Careri est l’auteur de travaux devenus classiques sur Le Bernin (1990), Michel-Ange (2013) et Caravage (Mazenod, 2015).

« L’ouvrage accompagne l’exposition-dossier du Musée des Beaux-Arts de Rouen organisée dans le cadre de la 5e édition du « Temps des collections » (2016-2017). Cette exposition rassemble, autour de la Flagellation du Caravage peinte vers 1606-1607, un ensemble de tableaux et de dessins issus des collections du Musée, associé au prêt exceptionnel d’une œuvre de Philippe de Champaigne, L’Ecce Homo (vers 1655) du Musée des Granges de Port-Royal. Sous la forme d’un dialogue à la fois spontané et érudit au plus près des œuvres exposées, ce livre aborde trois questions déterminantes pour la compréhension du chef-d’œuvre du Caravage : le rapport entre un dehors et un dedans qu’évoque le regard du Christ ; le couple du bourreau et de sa victime ; la relation entre face et profil du Christ que met en tension le tableau. »  

VIDEO : Mise en ligne des vidéos du séminaire collectif du CRAL (15 mai 2017)

« Champaigne face à Caravage, où comment détourner le regard » 

 


NOUVEAUTÉ 2017

Frédéric Cousinié, Trajectoire des images : culte marial et intermédialité dans la France du XVIIe siècle (240 pages, 67 ill., 20 euros)

Trajectoire des images

Frédéric Cousinié enseigne l’histoire de l’art et de l’architecture à l’Université de Rouen. Il a publié une demi-douzaine d’ouvrages consacrés notamment à l’art et à la spiritualité du XVIIe siècle. Dernier ouvrage paru : Esthétique des fluides : Sang, Sperme, Merde au XVIIe siècle, Paris, Le Félin, 2011.

« La mobilité des images et leurs transferts incessants entre lieux, temps, media, formes ou matières, n’est pas le privilège des images contemporaines. Deux objets, liés à l’intense dévotion mariale du XVIIe siècle, suscitaient un analogue mouvement. D’une part une série de statues miraculeuses parisiennes, issues de l’espace urbain, transférées dans l’espace ecclésial, et dupliquées sous différentes formes sculptées, peintes ou gravées. D’autre part un objet dévotionnel, le chapelet ou Rosaire dominicain, qui venait articuler corps, pensées, images mentales et matérielles de différents statuts, espaces architecturaux, terre et ciel. C’est au parcours de ces deux trajectoires qu’est consacré ce livre. »


Ralph Dekoninck, La vision incarnante et l’image incarnée : Santi di Tito et Caravage (84 pages, 23 ill., 14 euros)

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Ralph Dekoninck est professeur d’histoire de l’art à l’Université de Louvain où il dirige le centre d’analyse culturelle de la première modernité (GEMCA). Spécialiste des relations entre images et spiritualité, il est l’auteur de Ad imaginem. Statuts, fonctions et usages de l’image dans la littérature spirituelle jésuite du XVIIe siècle (Droz, 2005) et de Fou comme une image. Puissance et impuissances de nos idoles (Labor, 2006).

« Dans l’histoire longue de la représentation et de la vision en Occident, deux modalités principales de rapport entre le spectateur et la fiction iconique ont pu coexister : le mouvement du spectateur vers et dans l’image, et le mouvement de l’image vers le spectateur. À l’absorption dans le champ visuel, assimilée à une forme de plongée dans la fiction, répond celui de la projection de la fiction au devant du plan de la représentation. […] Deux tableaux en particulier, réalisés à la charnière du XVIe et du XVIIe siècles, ont retenu notre attention : La vision de saint Thomas d’Aquin (1593) de Santi di Tito et la Madone des Pèlerins (1604-1605) du Caravage. Ils ont pour point commun d’offrir une réflexion plastique sur l’expérience visionnaire et la transgression des seuils entre représentation et présence. »


 

La lumière parle. Lumières, reflets, miroirs : du Moyen Âge à l’art vidéo (collectif, 300 pages, 50 ill., 24 euros)

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Cet ouvrage porte sur les théories et pratiques artistiques concernant la lumière et les reflets : création « d’ambiances lumineuses » dans l’architecture médiévale ; réflexions sur le milieu et le médium dans lequel se déploie la lumière dans la peinture de Konrad Witz ; transmission et réflexion de la lumière divine chez Andrea Pozzo ; reflets colorés dans la peinture de la Renaissance ; couleurs et reflets dans le peinture de l’impressionnisme ; lumières nocturnes dans la photographie  et la peinture fin de siècle ; lumière et images mouvantes dans l’art vidéo de Bill Viola. L’ouvrage publie également une traduction inédite en français du dernier chapitre portant sur la « Métaphysique de la lumière et de l’ombre »  de l’Ars Magna Lucis et Umbrae (1646) du jésuite romain Athanasius Kircher.

Avec des contributions de : Nicolas Reveyron, Emmanuel Alloa, Frédéric Cousinié, Michel Hochmann, Georges Roques, Bénédicte Trémolières, Félicie de Maupeou, Clélia Nau, Sophie-Elisabeth Dufour. Textes réunis par F. Cousinié, C. Nau, F. de Maupeou.


 

Frédéric Cousinié, Sébastien Bourdon : Tactique des images (163 pages, 27 ill., 12 euros)

Frédéric Cousiné Sébastien Bourdon Tactique des images                          

 Frédéric Cousinié est professeur d’histoire et théorie de l’art et de l’architecture à l’Université de Rouen. Il a notamment publié : Images et Méditation au XVIIe siècle (PUR, 2007) et Esthétique des fluides : Sang, Sperme, Merde au XVIIe siècle (Le Félin, 2011).

« Dans son Trésor des musées de province publié en 1934, l’historien d’art Louis Gillet regrettait, à propos des tableaux de Sébastien Bourdon conservés à Montpellier, que son texte ne pouvait être le lieu d’une étude qui n’a tenté personne et qui serait d’un vif intérêt, celle des artistes protestants… ».


 

Clélia Nau, Claude Lorrain : Scaenographiae Solis (155 pages, 15 ill., 12 euros)

 Clélia Nau Claude Lorrain scaenographiae solis

Clélia Nau est maître de conférences en histoire de l’art et esthétique à l’Université de Paris VII Diderot ; elle a également publié Le Temps du sublime. Longin et le paysage poussinien (PUR, 2005).

« Là où Claude Lorrain excellait, c’était – ses biographes s’accordent à ce sujet – dans le rendu des variations atmosphériques, dans la transcription des plus infimes mutations de la lumière… ».


 

Bertrand Prévost : Boticelli : le manège allégorique (62 pages, 17 ill., 8 euros)

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Bertrand Prévost enseigne l’histoire et la théorie de l’art à l’Université Michel de Montaigne de Bordeaux 3. Il est, entre autres ouvrages, l’auteur de La peintures en actes. Gestes et manières dans l’Italie de la Renaissance (Actes Sud, 2007) et, en dernier lieu, de Peindre sous la lumière. Leon Battista Alberti et le moment humaniste de l’évidence (PUR, 2013).

« Les peintures mythologiques de Botticelli, du moins ce qu’on a coutume de rassembler sous cette appellation, n’ont pas fini de dérouter les historiens de l’art… ».


 

Xavier Vert, L’adresse du portrait : Bernini et la caricature (149 pages, 40 ill., 14 euros)

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Xavier Vert, enseigne l’histoire de l’art à l’Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ; il a également publié Pier Paolo Pasolini. La Ricotta (Aléas, 2011).

« La caricature du pape Innocent XI tracée par Gian Lorenzo Bernini dans les années 1676-1680 semblera un objet bien insignifiant au regard des formes souveraines du portrait… ».


 

Michel Weemans, Le Paysage extravagant. Herri met de Bles, Le Mercier endormi pillé par les singes, c. 1550 (80 pages, 21 ill., 10 euros)

Michel Weemans Le paysage extravagant

Michel Weemans, enseigne à l’Ecole nationale d’art de Bourges, dernier ouvrage paru : Herri Met de Bles, Les ruses du paysage au temps de Bruegel et d’Erasme (Hazan, 2012).

« Le Mercier endormi pillé par les singes, peint à Anvers vers 1550, est une œuvre caractéristique de l’obsession panoptique des paysages flamands du XVIe siècle… ».